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Le Grand Palais va proposer plus d'expositions immersives et numériques

Publié le

par Donnia Ghezlane-Lala

© Rodolfo Cuadros/Unsplash

L'institution a créé une nouvelle filiale : "Grand Palais Immersif". Et ça promet.

La Réunion des musées nationaux (RMN) – Grand Palais a annoncé, mardi 5 janvier, la création de "Grand Palais Immersif", filiale spécialisée dans la production, l’exploitation et la diffusion d’expositions numériques à Paris, en France et à l’international.

"'Grand Palais Immersif' porte l’ambition de devenir un acteur-clé sur le marché émergent des expositions numériques" et le projet "est né d’un engagement commun entre la RMN-Grand Palais, la Banque des Territoires (Caisse des dépôts) et Vinci Immobilier de diffuser la culture au plus près des territoires", a souligné la RMN dans un communiqué.

Ce produit à dominante numérique était dans les tuyaux depuis l’exposition "Sites éternels" en 2016. Le succès, l’an dernier, de l’exposition "Pompéi", qui était une immersion spectaculaire dans une éruption numérique où étaient exposés des objets originaux du site archéologique et qui a réuni plus de 200 000 visiteur·se·s, a indiqué qu’il correspondait à une attente du public.

"'Pompéi' a confirmé notre intuition" de développer ce type d’expositions, conjonction de trois facteurs : "l’immersion générant l’émotion, la narration porteuse d’informations et l’interaction porteuse de l’engagement du public", a expliqué à l’AFP Roei Amit, directeur général de "Grand Palais Immersif".

Scénographies immersives, médiation numérique, réalité virtuelle, réalité augmentée et mixte seront les ingrédients de ces nouvelles productions, conçues en synergie avec des musées, des producteurs audiovisuels et multimédias et des start-up du numérique. Des galeries immersives devraient être ouvertes à terme dans le Grand Palais restauré, à partir de 2024.

Les technologies immersives "seront une des prochaines révolutions des plateformes numériques où les géants du numérique américains et chinois investissent massivement" et "c’est aujourd’hui une question de souveraineté culturelle qu’une institution publique comme la RMN – Grand Palais investisse ce nouveau champ créatif", a estimé Maud Franca, directrice adjointe du PIA pour le numérique, citée dans le communiqué.

Avec AFP.

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