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Pleine de remords, une touriste rend les reliques volées lors de ses vacances en Italie

Publié le

par Axel Savoye

Le remord pourrait ne pas être la seule explication...

Le Musée national romain a dû avoir une belle surprise en ouvrant ce paquet qui venait d’Atlanta aux États-Unis. À l’intérieur, un morceau de marbre ancien qui pourrait provenir du Forum Romain, dédicacé par Jess, une touriste américaine qui était de passage à Rome, ainsi qu’un mot d’excuse.

"S’il vous plaît, pardonnez-moi d’avoir été un trou du cul d’Américain et d’avoir pris quelque chose qui ne me revenait pas. Je me sens terriblement mal non seulement d’avoir enlevé cet objet de la place qui lui revenait, mais aussi d’avoir écrit dessus", pouvait-on lire sur ce mot.

"Retirer une trouvaille d’un musée ou d’un site archéologique signifie non seulement ne pas comprendre sa valeur en tant que témoignage historique, en tant qu’objet fragile qui doit être traité avec soin, mais aussi la priver des informations qu’elle contient et, par conséquent, de la réalité qu’elle peut documenter. Les musées et les parcs archéologiques appartiennent à tout le monde : quiconque en enlève une partie, même petite, pour l’avoir pour soi-même, commet un crime", met en garde ce post.

Selon Stéphane Verger, directeur du Musée national romain, cette soudaine prise de conscience serait due à l’année 2020, marquée par la pandémie de Covid-19, qui "a fait réfléchir les gens, mais aussi bouger les consciences. Le fait est que trois ans après le vol, elle l’a rendu – c’est un geste symbolique très important". Peut-être aussi qu'une autre histoire a pesé dans cette décision, car Jess n’est pas la première touriste à rendre des reliques volées.

Il y a quelques semaines, une Canadienne a retourné des morceaux d’amphore, de mosaïque et de céramique qu’elle avait dérobés à Pompéi quinze ans auparavant. Elle pense que ce larcin est la cause de tous ses malheurs, allant de ses problèmes de santé à ces finances. Cette touriste canadienne sous-entendrait donc que les reliques volées seraient maudites, et elle serait loin d’être un cas isolé. Il semblerait que les mort·e·s n’apprécient pas qu’on chipe leurs affaires.

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