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Poparazzi, l’appli qui fait de nous des paparazzi

Publié le

par Pauline Allione

© Poparazzi/Konbini arts

On pensait l’âge d’or des paparazzi derrière nous. À moins qu’on ne le devienne tous ?

Adieu selfie, sur Poparazzi, la caméra frontale n’a plus aucun intérêt. Pire, elle est même proscrite. À l’inverse des photos lisses et des poses étudiées au millimètre près que l’on voit défiler sur Instagram, ce nouveau réseau de partage d’images donne le contrôle aux ami·e·s de chaque utilisateur·rice : notre profil est alimenté par les personnes qui nous photographient et vice versa.

Disponible depuis le 24 mai 2021, l’application a été téléchargée pas moins de 2 000 fois par seconde le jour de sa sortie et est rapidement devenue numéro un aux États-Unis, avant de s’exporter dans l’Hexagone.

© Poparazzi/Konbini arts

Anti-selfie, anti-filtre et anti-retouche

À l’instar de BeReal, qui a fait de la capture de l’instant présent son credo, Poparazzi se range dans la mouvance des applis anti-Instagram et s’éloigne de l’esthétique imposée par le réseau au Polaroid rose pour retrouver spontanéité et authenticité. À la clé, des photos moins lisses, moins cadrées et souvent moins jolies, mais aussi plus naturelles.

Seulement disponible sur l’App Store pour le moment, Poparazzi fonctionne à l’inverse des réseaux sociaux mainstream que nous connaissons, puisque chacun·e devient le ou la paparazzi de ses ami·e·s en les bombardant de photos. Il est ainsi possible de prendre un cliché unique ou d’opter pour le mode rafale.

© Poparazzi/Konbini arts

Ensuite, il ne reste plus qu’à identifier les personnes photographiées pour que les images apparaissent sur leur profil. Celles-ci ont toutefois la possibilité de ne pas afficher certaines photos si elles le souhaitent. Ah oui, sur Poparazzi, les filtres et retouches sont interdits.

Les défauts de l’application

Le principe d’un réseau social inversé où l’onglet "photos taguées" devient l’essence de l’appli a de quoi séduire, mais le risque de dérive n’est jamais bien loin, comme le souligne le site TechCrunch.

© Poparazzi/Konbini arts

Conçue pour être utilisée avec ses proches, l’appli demande accès à l’entièreté du répertoire de ses utilisateur·rice·s, ce qui pose, même s’il est possible de refuser, un problème du point de vue de la protection des données personnelles. Quand bien même l’on refuse cet accès, une autre personne disposant de notre numéro de téléphone pourrait communiquer ces données à l’application.

D’autant que tous ces contacts, qui deviennent automatiquement abonné·e·s, ont une pleine visibilité sur vos clichés plus ou moins glorieux… ce qui n’est pas toujours souhaitable. En attendant, on a joué les paparazzi le temps d’une soirée en festival et c’était plutôt sympa.

© Poparazzi/Konbini arts

Poparazzi est disponible sur l’App Store.

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