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Sur Instagram, les "tradwives" vantent les mérites de la vie de femme au foyer moderne

Publié le

par Pauline Allione

© Alena Kate Pettitt

Ménage, repassage, courses, cuisine, soins des enfants… Tel est le quotidien de ces housewives post-modernes.

Femmes au foyer modernes, elles font passer leur famille avant tout, et avec le sourire. Elles, ce sont des "tradwives", pour "traditionnal wives". Cheffe de file du mouvement, la Britannique Alena Kate Pettitt comptabilise près de 13 millions d’abonné·e·s sur Instagram, où elle affiche son bonheur de servir son mari et son fils au quotidien. Pas de métro-boulot-dodo pour la jeune femme, mais plutôt ménage-courses-cuisine.

"Mon mari est le 'chef de famille'. Il s’occupe des détails les plus importants (comme gagner de l’argent, payer le loyer et les charges, s’occuper des finances importantes, de l’entretien de la voiture, des assurances, de l’administratif, etc.). En retour, je m’occupe des détails moindres concernant la gestion de la maison, comme la cuisine, le ménage, le soin des enfants, et de m’assurer que notre 'havre' est harmonieux. […]

Oh, et lorsque le lave-vaisselle est chargé, que la mijoteuse est allumée et que la machine à laver tourne, j’ai le luxe de pouvoir m’asseoir et de me livrer à ma passion, l’écriture !", détaille Alena Kate Pettitt sur son blog, The Darling Academy.

Un retour aux valeurs traditionnelles

Le hashtag #TradWife, qui réunit quelque 11 000 publications, accompagne des images de femmes en tablier ou un chiffon à la main, des photos de tartes sorties du four ou des visuels directement inspirés des années 1950 montrant des épouses entièrement dévouées à leur mari.

But de la manœuvre pour ces femmes au foyer : s’ériger en modèles modernes et promouvoir un retour aux valeurs traditionnelles. Et, au passage, rectifier l’image laissée par Gabrielle, Lynette, Bree et Susan : des housewives oui, mais pas "désespérées", affirment-elles.

Un poil régressiste pour la cause féministe ? Non, assure Alena Kate Pettitt, qui dit adhérer à la "forme pure" du féminisme, soit celle qui "lutte pour l’égalité". Sauf que son choix de se consacrer pleinement aux tâches domestiques est intimement lié à sa condition féminine :

"Les hommes comme les femmes sont capables d’effectuer un travail domestique mais certaines différences biologiques nous rendent plus enclines à certaines tâches", affirme-t-elle dans les lignes de 'L’ADN'.

Allez dire ça à Emma, l’illustratrice à l’origine d’Un autre regard, la bande-dessinée qui dénonce le poids de la charge mentale.

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