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Un générateur de photos présidentielles moque la com de l’Élysée et explose sur Twitter

Publié le

par Lise Lanot

© Emmanuel Macon ; Musée La Piscine

Des centaines d’internautes se sont pris au jeu.

Début février, l’équipe de communication d’Emmanuel Macron partageait sur le compte Instagram présidentiel une nouvelle campagne contre la propagation du Covid-19 intitulée "Tenir ensemble". Les images montrent le chef de l’État posant à l’Élysée, en train de "porter le masque", "se laver les mains", "aérer la pièce" et "installer TousAntiCovid". Le tout est surmonté de légendes inscrites en double police, l’une, classique, l’autre, manuscrite.

Ni une, ni deux, une fois postées, les photos ont été relayées sur les réseaux sociaux, les internautes raillant le procédé de l’Élysée qui semble vouloir imiter les codes des influenceur·se·s. Tout aussi rapidement, nombre d’internautes ont parodié ces images (proposant par exemple de "Virer Darmanin") jusqu’à ce qu’un certain Marty (Martin Le Hénand, de son vrai nom) facilite la tâche pour tout le monde en créant "Republigram", un "générateur de photos présidentielles".

Le développeur a raconté à BFM TV avoir eu l’idée "lundi matin en repensant à un site qui avait existé il y a plus d’une dizaine d’années et qui permettait de recréer des couvertures de livres Martine, genre Martine fête son anniversaire, Martine à la plage, etc."

L’engouement a été immédiat. Quelques heures après avoir été lancé, le site recensait "plus de 8 500 montages dont 5 000 en deux heures". Après les anonymes, des comptes officiels se sont emparés de la plateforme, à l’instar de Secrets d’Histoire, ou même des monuments historiques français.

Qu’il s’agisse de réveiller une vieille blague de téléréalité, de demander la démission d’un certain ministre visé par des accusations de viol ou de mettre en lumière les inégalités subies par les personnes handicapées, "Republigram" est devenu en quelques jours le réceptacle des frustrations, colères et plaisanteries de la société française. Le succès étant venu si fortement et rapidement, il est probable que la tendance s’essouffle aussi vite qu’elle est venue : c’est le moment d’en profiter.

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