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L’intimité de couples polyamoureux immortalisée par Julie De Sousa

Publié le

par Pauline Allione

© Julie De Sousa

La photographe nous plonge dans la sensualité des relations libres.

Selon la journaliste Françoise Simpère, l’amour n’est ni exclusif, ni possessif : cette polyamoureuse défend d’autres modèles de relation que la monogamie, dominante dans la plupart des sociétés. C’est également ces formes d’attachement et de sensualité conjuguées au pluriel que la photographe Julie De Sousa, âgée de 26 ans, immortalise dans sa série Nouvelles amours, toujours en cours.

Si elle a d’abord voulu documenter les nouvelles pratiques romantiques à travers les rencontres virtuelles, le libertinage 2.0 ou encore l’érotisme en vidéo, l’artiste parisienne a finalement recentré son projet sur le polyamour. "J’ai voulu découvrir puis témoigner de la singularité et de la richesse de l’intimité, des individus, des couples et des familles qui font le pari d’un amour 'augmenté', parfaitement libre, mais qui doit inventer chaque jour ses propres règles."

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

Dans cette série d’images délicates, Julie De Sousa immortalise les étreintes de polyamoureux·ses et de libertin·e·s. Après avoir longtemps capturé ses propres relations, elle tourne cette fois son objectif vers ses ami·e·s, amours ou nouvelles connaissances, rencontrées au cours de son projet.

Une proximité singulière avec ses sujets

"La photographie agit toujours comme un miroir et l’intimité que je vais capturer chez mes sujets en dit finalement peut-être davantage sur mon regard et donc ma propre intimité", explique-t-elle.

Sa proximité avec les personnes immortalisées lui permet de livrer un regard unique sur leur intimité, grâce à un rapport de confiance et de respect. "Il faut savoir s’adapter et être à l’écoute. Parler ou se taire lorsque c’est nécessaire, savoir prendre mais aussi poser l’appareil photo. Avant de 'venir faire des photos', je viens faire une rencontre !"

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

Plusieurs amours, plusieurs visions

Loin des a priori et des jugements qui accompagnent trop souvent ces relations dites atypiques, ces images monochromes retranscrivent d’abord la sensualité et l’érotisme qui lient les corps entre eux. Ici, les règles sont libres et chacun·e transporte sa propre vision des amours plurielles.

"Pour certains polyamoureux, le lien aux autres est primordial, avec tout ce que cela comporte de respect et de désir de construire ensemble, mais aussi de jalousie, de peur de perdre l’autre… Pour d’autres, il s’agit d’abord d’une liberté au niveau individuel, qui se pose comme une condition non négociable", rapporte Julie De Sousa.

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

Nouvelles amours explore non seulement la façon dont ces relations plurielles sont vécues dans l’intimité, mais aussi comment elles se construisent et se déconstruisent, selon le bagage émotionnel de chacun·e.

"Il n’y a pas 'une bonne façon' de vivre sa relation, on peut être polyamoureux un jour, exclusif le lendemain… On peut papillonner ou créer des liens… Je crois que tout est une histoire de choix et qu’il faut simplement être aligné avec soi-même", avance la photographe. Avec toujours l’idée que dans une relation, l’autre ne devrait pas représenter une entrave à sa liberté. Bien au contraire.

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

"Nouvelles amours". (© Julie De Sousa)

Toujours en cours, la série Nouvelles amours de Julie De Sousa fera l’objet d’un premier ouvrage, à paraître aux éditions Alopex en début d’année 2022.

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