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Oui, cette photo d'une ville à l'envers dans les nuages est bien réelle

Publié le

par Donnia Ghezlane-Lala

© Mark Hersch

Pas de retouche, pas de montage. On vous explique comment le photographe Mark Hersch a capturé une telle prise de vue.

À première vue, on mettrait notre main à couper pour attester que cette photo est un vulgaire photomontage. Il n’en est rien. Cette image est bien la représentation d’une vision de la réalité. Intitulée "Chicago Under the Clouds" et prise par le photographe Mark Hersch le 31 janvier 2014 depuis un avion, la photo dépeint une ville à l’envers perdue au milieu d’une mer de nuages, éclairée par la lumière du soleil.

Le photographe américain raconte qu’il a assisté à ce spectacle en plein atterrissage à l’aéroport international O’Hare de Chicago. En jetant un coup d’œil par le hublot, il a vu cette scène et a dégainé son iPhone in extremis pour prendre une photo. Dans la hâte, il aura pourtant réalisé un cliché qui semble surréaliste, et qui a fait le tour des réseaux sociaux depuis six ans : l’image a d’ailleurs été nommée "Astronomy Photo of the Day" par la Nasa.

Une histoire de réflexion

Ce résultat a été obtenu grâce à un simple jeu hasardeux de lumière et de reflet, affirme le photographe. La ville de Chicago s’est reflétée dans le lac Michigan, de 36 000 mètres carrés, comme dans un miroir. Ce reflet, éclairé par le coucher de soleil, est parvenu dans les airs, jusqu’au hublot de Hersch.

"La ville est bien à l’endroit. Les longues ombres sont projetées sur le lac Michigan par le coucher de soleil [se situant de l’autre côté], et les bâtiments sont donc perçus à l’envers [à cause de la réflexion sur l’eau]. […] Le soleil peut être vu à la fois au-dessus et en dessous du pont nuageux, ce dernier se reflétant sur un lac calme. En prime, si vous regardez de très près – et c’est tout un défi –, vous pouvez trouver un autre avion sur l’image, probablement également à l’approche du même aéroport", détaille la Nasa.

"Je savais que j’avais pris une image unique […] impossible à refaire", conclut le photographe. Et l’ironie de l’histoire, c’est qu’il n’était même pas censé se trouver dans ce vol. 

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