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À Stains, la fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd a été vandalisée

Publié le

par Donnia Ghezlane-Lala

Le maire PCF de Stains Azzedine Taïbi va "déposer une plainte pour dégradation sur un bien public".

Dans la nuit du vendredi 3 juillet au samedi 4 juillet, la fresque de Stains, en Seine-Saint-Denis, qui rendait hommage à George Floyd et Adama Traoré, a été vandalisée. Cette fresque posait manifestement problème aux syndicats de la police et à Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur avant le récent remaniement.

Selon France Info, une enquête est en cours. Le maire PCF, de la ville de Stains, Azzedine Taïbi a annoncé qu’il allait "déposer une plainte pour dégradation sur un bien public" : "Je suis très consterné et attristé de voir que cette fresque a fait l’objet d’un vandalisme. […] Ces inscriptions sont totalement indignes, très violentes."

"Braqueur de femme enceinte", "Extorsion", "Stop aux Traoré", "Vol" : ce sont les mots qui ont été tagués sur cette fresque qui prônait pourtant un message de paix, réalisée par un collectif d’artistes de la ville de Stains et inaugurée fin juin. Cette fresque représente, sur un fond bleu agrémenté de nuages, les visages de George Floyd, Américain noir asphyxié par un policier blanc lors de son interpellation aux États-Unis le 25 mai, et d’Adama Traoré, mort étouffé par le poids de gendarmes, en juillet 2016 après son arrestation à Beaumont-sur-Oise.

Une mise en demeure contre le maire la veille

Le maire PCF de Stains, Azzedine Taïbi, avait été mis en demeure par le préfet de Seine-Saint-Denis de modifier la fresque "contre le racisme et les violences policières", a indiqué vendredi l’élu à l’AFP. "Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot 'policières' de la fresque. Cette injonction était celle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée", a déclaré M. Taïbi qui a mandaté son avocat Arié Alimi "afin d’étudier les suites à donner au préfet".

Cette fresque avait suscité la colère du syndicat Alliance qui avait organisé le 22 juin dernier un rassemblement devant la préfecture de Seine-Saint-Denis et une délégation avait été reçue par le préfet.
Au même moment à Stains, 150 personnes s’étaient rassemblées devant la fresque controversée à l’appel du Comité Adama Traoré. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait estimé le lendemain sur Twitter que la fresque mettait "en scène un amalgame honteux entre racisme, violence et forces de l’ordre" et a soutenu "l’initiative" du préfet de Seine-Saint-Denis.

Konbini avec AFP

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